Aller hop, on fait un petit saut en
delorean histoire de se retrouver en 1800-et-des-brouettes. L'amérique se fait découvrir, à grand coup de génocide humain dont on se gardera bien de parler, au cas où un américain passerait dans le coin -hum-.
Samuel Colt réactualise le concept de l'arme de poing (disons, pour faire simple, du pistolet) : c'est l'arrivée du
Colt Patterson.
Tout d'abord, la mise à feu a avancé : l'amorce a été inventée depuis nos premières pétoires. Une amorce, c'est une petite capsule contenant une petite quantité de produit explosant au choc (du fulminate de mercure, à l'époque). Un revolver désigne une arme de poing munie d'un cylindre tournant, percé de plusieurs chambres, et dont la rotation amène chaque chambre successivement face au canon de l'arme. En effet,
ceci est un revolver mais
celui là n'en est pas un. C'est un """abus""" de langage fréquemment rencontré, mais passons.
L'avancée du revolver, c'est que l'on a une arme à plusieurs coups, sans mèche, à visée unique (les armes à plusieurs canons nécessitant de changer de visée avec le canon opérant), pouvant faire feu rapidement. Toutefois, il faut armer le chien à chaque coup, dont le rôle est désormais de percuter l'amorce située juste en face de la poudre, enchassée sur une cheminée (conduit menant à la poudre). On parle de revolver à percussion, le chien et le percuteur ne faisant qu'un, ce qui ne sera plus le cas à notre époque.
L'armement du chien se fait alors par la paume de la main gauche, accrochant la crête du chien et la ramenant vers l'arrière : c'est le geste de tous les cowboys, leur permettant d'armer et de tirer rapidement à la suite, ce qui peut leur laisser tirer leurs 5 ou 6 coups très rapidement. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, regardez le dos d'un
Lucky Luke ou n'importe quel western.
Les inconvénients : la visée est médiocre en tirant de la sorte, à hauteur de hanche (même si John Wayne mettait dans son adversaire à tous les coups).
De surcroit, le rechargement de ces revolvers se fait encore de façon artisanale : on met toujours la poudre dans la chambre du barillet (on ne parle plus de culasse, mais de
chambres), on tasse, on met un petit disque de feutrine par dessus, puis on sertit la balle (de forme ronde, en plomb doux) par dessus. Enfin, on place les amorces sur les cheminées. Autre chose : toutes les armes mentionnées jusqu'alors utilisent le même poudre, appelée vulgairement poudre à canon. C'est en fait de la poudre noire (mélange de charbon, de souffre et de nitrate de potassium, que l'on trouve dans le salpêtre).
Les cow boys de cinéma n'ayant que rarement besoin de recharger, vous n'avez que rarement vu la vérité... D'autant plus que ceux ci, bien que sensés vivre vers 1850, utilisent alors des cartouches complètes. De quoi ? Ben oui, c'est l'erreur commune, historique, sauf... chez Clint Eastwood. Clint s'est documenté pour ses films, voilà pourquoi on le voit carrément remplacer tout un barrilet vide par un autre barillet pré-chargé. Pas con, le Clint, et cultivé, avec ça ! En effet, les revolvers de la guerre de sécession et autour étaient de gros revolvers bien lourds, genre
colt walker ou encore
colt army.
Ces armes n'ont pas connu la cartouche, il fallait donc les recharger à l'ancienne. Les nettoyages étaient quant à elles de vrai séquence de rammonnage.
Or, l'arme la plus représentée dans le film de Cow Boy est le
Colt peacemaker (pensez au flingue de Marty dans
Retour vers le futur III, ou à celui de Shalashaska dans la série
Metal Gear Solid). Mais c'est un revolver arrivé tardivement, particulièrement couteux de surcroit, rares étaient ceux qui pouvaient se l'offrir, et cela se situait plus vers la fin du siècle.