A tous ceux qui passent par ici...

A tous ceux qui passent par ici...
B'jour,

J'ai été surpris de constater quelques visites dans mon blog inexistant ces derniers temps. Je ne suis pas excessivement fan du concept des skyblogs (disons que je ne suis pas fan de Skyrock non plus, ce qui explique bien des choses), mais à l'occasion, j'écrirai peut-être quelques conneries qui me passeront pas la tête...

Voila, le skyblog de Mr Khan-Seb verra le jour... Peut-être... Un jour... Lorsque je n'aurai plus aucune dignité.

http://khan-seb.cowblog.fr

# Posté le jeudi 26 janvier 2006 06:49

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 17:42

De l'origine de mon pseudonyme.

De l'origine de mon pseudonyme.
Bien, commençons l'extrême-onction. Et par le commencement des choses, la naissance de mon pseudo. J'aime bien parler de moi ; et plutôt que de faire l'étalage de ma vie de merde, (comme le fait la moyenne des skyblogueurs, malgré tout le respect que je leur dois... Ou pas), je m'en contenterai. Na.

Nous sommes en fin 1996, j'ai 8 ans et m'adonne déjà à ce qui deviendra sans doute la cause de ma médiocrité scolaire : les jeux vidéo. A cette époque, j'étais féru de chevaliers, de dragons, de récits de contes et légendes racontés au coin du feu sous des airs de mandoline... Mouais, pas crédible, je sais, disons que j'aimais la baston malsaine dans le contexte médiéval fantastique, à grand renfort d'éclaboussures de sang. Je me souviens notamment de la première fois que j'ai regardé Conan le barbare, qui est devenu l'un de mes films cultes -malgré sa qualité discutable, il faut le reconnaître-.
Bref, Diablo premier du nom vient de sortir et me rend définitivement accro. C'est avec ce jeu que j'ai fait mes débuts sur la toile, grâce à Battle net, sorte de grand salon multi channel permettant de se concerter entre joueurs puis de créer une partie, dans le but de jouer à plusieurs. Il me fallait un pseudo, et j'avais deux impératifs : qu'il soit court, simple à retenir, joli à entendre et unique, ce dernier point étant le plus important. Ce qui fait quatre impératifs, en fait, c'est vrai. Mais j'vous emmerde. Nan mais ho.

Mon personnage préféré était sans conteste le guerrier, je cherchais donc quelque chose qui ait un minimum de rapport... J'ai bien sûr penser à tous les stéréotypes merdiques que nous connaissons tous, à base de consonance anglo saxonne, de dark attitude et de mots que les ado rebelles qualifieraient de gothique (Dark reaper of the moondeath of the night ; j'en rajoute à peine).
J'ai pas la prétention de dire que du haut de mes 8 ans, je trouvais déjà ça ridicule, mais c'était tout de même très commun.
J'ai donc cherché autre chose. Puis, au détour d'une page de livre d'histoire (à moins que ce ne soit le verso d'un paquet de choco pops, mais osef, j'ai pas fais de pacte autobiographique, moi), je suis tombé sur Gengis Khan.
The révélation. "Oh p'tain bordel d'sa race sa mère comment qu'ça sonne trop bien c'te nom d'la mort en bois d'sapin, c'te chiennasse", un grand moment de poésie en somme (j'ai des souvenirs de moi m'exprimant dans un langage des plus vulgaire, il parait que je me fais des idées, mais osef).
L'idée était née, j'avais "Khan" -que je prononce encore aujourd'hui "canne", si quelqu'un connaît la réélle phonétique dudit mot, qu'il me fasse signe-, ce qui, malgré tout, manquait encore de personnalité. Qu'à cela ne tienne, j'ai un super prénom qui se contracte en une syllabe.
Séb-Khan était né, qui devint très vite Khan-Seb, ce qui se traduit, si je m'autorisais à faire une contraction merdeuse entre l'étymologie des deux parties, par chef digne de respect. C'est la classe, mais un rien prétentieux, je vous l'accorde.

# Posté le vendredi 10 février 2006 16:03

Modifié le vendredi 10 février 2006 17:32

De ma passion pour les armes à feu.

De ma passion pour les armes à feu.
C'est un constat qui fait le malheur de ma môman : tout ce que l'homme a inventé pour trucider son prochain me passionne, qu'il s'agisse du poignard à main ou du missile nucléaire, en passant, donc, par les armes à feu.
Soyons clair, une arme est un objet (et par extension, une machine, une substance, un outil) créé dans le seul but de blesser, ou de tuer. La fonction première d'une cuillère à café n'est pas de dépocher l'oeil d'un malheureux trempeur de petit lu par exemple, même si bien des personnes ont souffert de ses terribles effets.
Je ne suis pas quelqu'un excessivement social et ce n'est pas ce genre de centre d'intérêt qui arrange cet état de fait, je vous l'accorde. J'ai connu des gens qui m'ont dit que je devrais avoir honte.
Bah non, merde, j'assume. J'aime pas le foutcheball, j'aime pas les voitures. Mais j'aime bien les flingues. C'est pas ma faute. Bien des garçons ont le zizi dressé dès qu'on leur parle d'armes, sans qu'ils ne passent pour des tarés. Et bien, disons que j'en suis un, et j'irai jusqu'à dire que j'ai l'honnêteté de le reconnaître.
Je me propose ici de faire un petit avant propos, à ceux qui s'intéressent à la balistique (ce que je traduis par la science des armes à feu), et... Aux autres. Je vais pour ce faire subdiviser cet article en plusieurs petits articles, histoire qu'il soit plus commode à lire.
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# Posté le samedi 11 février 2006 14:44

Première partie : de l'invention de la poudre à canon.

Première partie : de l'invention de la poudre à canon.
L'histoire des armes à feu commence avec l'invention de la poudre. Je ne vous apprends rien, mais cela limite au moins mon propos à des périodes plus ou moins récentes.

Le principe est de coincer un explosif au fond d'un cylindre à l'aide d'un projectile, lequel sera violemment expulsé suite à l'explosion (qui n'est autre que la transformation brutale d'un petit volume de solide en un gros volume de gaz, d'où surpression). Les premières armes à feu présentent un cruel manque d'ergonomie et un coût exorbitant pour l'époque, doublés d'une puissance et d'une précision les rendant plus inutiles qu'une arbalète, qui, elle, est capable de transpercer une armure et son contenu avec précision.

Le gros problème : ne permettant de tirer qu'un seul coup, il fallait recharger à chaque fois. Ce genre de processus était long et périlleux en situation de combat. De plus, il arrivait que le coup ne parte pas, ou avec du retard, ce qui était encore plus dangereux. Le mécanisme de mise à feu étant rudimentaire, il était peu fiable et dépendait grandement de la météo.
Toutefois, l'arme à feu a connu de belles heures lors des duels, puisqu'elle permettait à certains de s'éviter un combat à l'épée face à un escrimeur entrainé (vu que le tir concernait moins de monde, cela remettait chacun à des niveaux plus proches.

L'allumage de ce que l'on appellera désormais un "coup de feu" s'explique de la façon suivante : L'utilisation de deux composants ; la charge de poudre principale, qui assurera la propulsion du projectile, et le système d'allumage de la charge principale. La poudre est située dans le fond du canon (on désigne par canon le cylindre dans lequel se trouve la poudre, la balle et qui dirigera la balle lors de son expulsion (barrel en anglais). Le fond du canon étant fermé au cul, on appellera ce fond... Culasse.
Cette culasse est alors munie d'une petite ouverture par laquelle viendra l'étincelle ou la flamme qui mettra le feu à la poudre. La mise à feu se fait donc lors de ce contact flamme/poudre, et donc, BOUM. Il a existé des mécanismes à base de silex, la percussion du silex à proximité de la poudre s'effectuant par une pièce mobile, sous l'action d'un ressort. Cette pièce forme un coude et est nommée, en français, chien. On parle aussi de marteau (hammer en anglais).

# Posté le samedi 11 février 2006 15:04

Modifié le dimanche 12 février 2006 10:10

Seconde partie : l'époque du far west.

Seconde partie : l'époque du far west.
Aller hop, on fait un petit saut en delorean histoire de se retrouver en 1800-et-des-brouettes. L'amérique se fait découvrir, à grand coup de génocide humain dont on se gardera bien de parler, au cas où un américain passerait dans le coin -hum-.
Samuel Colt réactualise le concept de l'arme de poing (disons, pour faire simple, du pistolet) : c'est l'arrivée du Colt Patterson.

Tout d'abord, la mise à feu a avancé : l'amorce a été inventée depuis nos premières pétoires. Une amorce, c'est une petite capsule contenant une petite quantité de produit explosant au choc (du fulminate de mercure, à l'époque). Un revolver désigne une arme de poing munie d'un cylindre tournant, percé de plusieurs chambres, et dont la rotation amène chaque chambre successivement face au canon de l'arme. En effet, ceci est un revolver mais celui là n'en est pas un. C'est un """abus""" de langage fréquemment rencontré, mais passons.

L'avancée du revolver, c'est que l'on a une arme à plusieurs coups, sans mèche, à visée unique (les armes à plusieurs canons nécessitant de changer de visée avec le canon opérant), pouvant faire feu rapidement. Toutefois, il faut armer le chien à chaque coup, dont le rôle est désormais de percuter l'amorce située juste en face de la poudre, enchassée sur une cheminée (conduit menant à la poudre). On parle de revolver à percussion, le chien et le percuteur ne faisant qu'un, ce qui ne sera plus le cas à notre époque.

L'armement du chien se fait alors par la paume de la main gauche, accrochant la crête du chien et la ramenant vers l'arrière : c'est le geste de tous les cowboys, leur permettant d'armer et de tirer rapidement à la suite, ce qui peut leur laisser tirer leurs 5 ou 6 coups très rapidement. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, regardez le dos d'un Lucky Luke ou n'importe quel western.

Les inconvénients : la visée est médiocre en tirant de la sorte, à hauteur de hanche (même si John Wayne mettait dans son adversaire à tous les coups).
De surcroit, le rechargement de ces revolvers se fait encore de façon artisanale : on met toujours la poudre dans la chambre du barillet (on ne parle plus de culasse, mais de chambres), on tasse, on met un petit disque de feutrine par dessus, puis on sertit la balle (de forme ronde, en plomb doux) par dessus. Enfin, on place les amorces sur les cheminées. Autre chose : toutes les armes mentionnées jusqu'alors utilisent le même poudre, appelée vulgairement poudre à canon. C'est en fait de la poudre noire (mélange de charbon, de souffre et de nitrate de potassium, que l'on trouve dans le salpêtre).

Les cow boys de cinéma n'ayant que rarement besoin de recharger, vous n'avez que rarement vu la vérité... D'autant plus que ceux ci, bien que sensés vivre vers 1850, utilisent alors des cartouches complètes. De quoi ? Ben oui, c'est l'erreur commune, historique, sauf... chez Clint Eastwood. Clint s'est documenté pour ses films, voilà pourquoi on le voit carrément remplacer tout un barrilet vide par un autre barillet pré-chargé. Pas con, le Clint, et cultivé, avec ça ! En effet, les revolvers de la guerre de sécession et autour étaient de gros revolvers bien lourds, genre colt walker ou encore colt army.
Ces armes n'ont pas connu la cartouche, il fallait donc les recharger à l'ancienne. Les nettoyages étaient quant à elles de vrai séquence de rammonnage.

Or, l'arme la plus représentée dans le film de Cow Boy est le Colt peacemaker (pensez au flingue de Marty dans Retour vers le futur III, ou à celui de Shalashaska dans la série Metal Gear Solid). Mais c'est un revolver arrivé tardivement, particulièrement couteux de surcroit, rares étaient ceux qui pouvaient se l'offrir, et cela se situait plus vers la fin du siècle.

# Posté le samedi 11 février 2006 15:30

Modifié le dimanche 12 février 2006 05:58